• aux echos d'alger
  • aux echos d'alger
  • aux echos d'alger
  • aux echos d'alger
  • aux echos d'alger
  • aux echos d'alger

 

LE BILLET DE GUY N°138 (Septembre 2017)

 

« La chanson de Jacky » Jeune, Beau, beau et c… à la fois

Alléluia, le prophète, le nouveau messie est arrivé, il avait été annoncé, chouchouté, encensé, c’était lui et personne d’autre. Il avait été proclamé roi avant d’être élu. Les journaleux, ces grands démocrates, en avaient fait le favori, ils l’avaient monté au pinacle, l’avaient porté aux nues, mis sur un piédestal.

Rien à foutre de ce que pense le peuple, rien à foutre des petites gens, ça ne compte pas du moment que tu n’es pas journaliste, et que tu ne résides pas côté rive gauche de la Seine.

Il ne fallait surtout pas qu’une femme patriote et démocrate prenne les rennes de l’état, prenne le pouvoir et jette aux orties les incompétents, les laxistes et tous ceux qui par leur parole ou leurs actes font du mal à la France.

On nous dit que l’homme providentiel à l’image de Jeanne d’Arc sauvera la France, sauf que Jeanne avait des compagnons combattifs et compétents, des BAUDRICOURT, DUNOIS, XAINTRAILLES. Par contre, le locataire de l’Elysée s’est entouré d’hommes de droite, de gauche, du centre qui se détestent, qui n’ont pas la même idéologie, pas la même sensibilité, et qui avaient ouvertement, deux semaines avant, démontré, critiqué et tiré à boulets rouges sur le programme Macron et ses prises de position.

Le sauveur a été élu démocratiquement, il faut respecter le vote souverain du peuple, mais j’ai de grands doutes sur ses connaissances géographiques, historiques et celles des sciences humaines, de plus, je pense qu’il ne prendra pas des mesures cosmétiques.

Nous les Pieds-Noirs ne pouvons accepter ses déclarations à Alger concernant la présence Française en Algérie. Dire que la France avait commis un crime contre l’humanité est inacceptable, ce sont des propos inqualifiables qui ont heurté et blessé notre communauté et celle des Harkis. Cela démontre une méconnaissance totale de l’histoire de notre pays natal.

Il y a eu aussi des petites phrases assassines : l’illettrisme des bretons, l’alcoolisme des gens du nord, leur fainéantise et la paresse des chômeurs. Ne pas oublier non plus, la blague douteuse du 1er juin 2017… « Le kwassa-kwassa pêche peu ! Il ramène du Comorien » (sic).

(Le kwassa-kwassa est un petit bateau de pêche Comorien)

Monsieur Macron, vous me faites penser à une chanson du regretté Jacques BREL, « La chanson de Jacky », beau, beau et c… à la fois, je respecte l’institution que vous représentez, mais sachez que vous n’êtes pas mon président, vous êtes, et serez toujours celui qui a insulté ma communauté, ainsi que la France lors d’un voyage en Algérie.

Guy PONS


LE BILLET DE GUY N°137 (Juin 2017)

Chers Compatriotes,

Cette fois-ci le billet de Guy est empreint de solennité, de tristesse et de recueillement.

En effet, il est dédié à ceux qui ont mis leur peau au bout de leurs idées, à ceux qui n’ont pas renié la parole donnée. Il est dédié à tous ceux qui ont combattu pour que vive la € en Algérie.

Il est dédié à tous mes frères et sœurs Pieds-Noirs ainsi qu’à nos frères harkis.

Ils sont tombés

Ils se sont présentés courageux et fiers, les yeux levés vers Jeanne.

Ils ne regrettaient rien et assumaient pleinement

Ils ont chanté la marseillaise, sans trémolos, ni sanglots dans la voix

Ont regardé le prêtre, petit sourire à l’avocat

Douze hommes étaient face à eux, douze armes pointées vers leur poitrine

Personne ne les a vus tressaillir, pleurer ou faiblir

La tête haute et droite, le buste en avant

Ils présentaient leur cœur, le donnaient à la nation

Ils avaient juré de se battre jusqu’au sacrifice

Fors l’honneur plutôt que de trahir,

Pas de bandeau, c’était yeux dans les yeux

Saurait trop plu vers Colombey

Où l’honneur et la parole n’ont aucun prix.

Puis, on entendit le claquement des culasses

Ont respiré profondément juste avant les impacts

Ont crié vive la €, et les balles sont parties.

De ces exécutions, il en fut une sordide

Celle de Roger, qui a du tant souffrir

Car il a fallu pas moins de six coups de grâce

Pour mettre un terme à cet assassinat

Ils avaient levé les yeux vers Jeanne

Et partirent fiers, à la fleur de l’âge

Ils mouraient pour que vive l’Algérie

Prions pour eux mes amis.

Guy PONS


LE BILLET DE GUY N°136 (Mars 2017)

 

Mais que fait la Police ?

La Police fait ce qu’elle peut, mais elle peut… peu, elle est débordée. En effet, elle a été occupée à Calais où il a fallu 1500 policiers pour faire monter nos étrangers en situation irrégulière dans des bus.

« L’équipe de France de foot en était descendue ».

Je ne suis pas très doué en géographie, ni en géopolitique, alors je voudrais que l’on m’explique pourquoi des centaines de Soudanais et autres africains se trouvent à Calais ?

D’après les journaleux, ils fuiraient la guerre en Irak !!!

Tiens, au fait, ce matin j’écoutais la chanson de Patrick Juvet « où sont les femmes ».

Donc, la Police à Calais, mais pas dans les cités pour y faire régner l’ordre républicain.

Eh oui ! La Police surveille des caméras afin qu’elles ne soient pas détruites, et d’autres policiers assurent la protection des premiers policiers, puis des policiers surveilleront… ça devient compliqué tout ça, qui surveille qui ?

Et pendant ce temps là, une certaine « pôvre jeunesse », agresse, circule sans casque, sans permis, sans assurance, et bien souvent sur des engins et voitures volés en toute impunité. Il ne faut pas déranger, inquiéter, stigmatiser, une population qui va bientôt se rendre dans les isoloirs pour voter pour des laxistes et incapables.

Mais que fait la Police ? Elle « faiblit », elle assure des gardes statiques, elle protège les biens de personnalités, l’ex femme du premier sinistre, par exemple, leurs maisons, leurs résidences secondaires, elle assure la garde des bâtiments publics dont les portes ne s’ouvrent jamais. Bien souvent, les policiers sont employés comme défenseurs des bourgeois et gardiens de coffres-forts.

La Police fait-tout, elle « fait des rations », elle est employée à des tâches indues, comme la garde des détenus dans les hôpitaux et les transferts…

A ce sujet, savez-vous que plus de cinquante pour cent des détenus ne sont ni français, ni européens, et que, quinze pour cent de plus, sont originaires d’Afrique. Moi je dis ça, je ne dis rien.

La Police en a marre, elle est à bout, elle n’est pas écoutée, pas soutenue, et encore moins considérée par nos gouvernants.

Si la Police est descendue dans la rue, ce n’est pas pour faire du lèche-vitrine, mais pour faire connaître au grand public, son peu de moyen, son ras le bol devant une délinquance de plus en plus violente.

Malgré tout la Police fait son travail, elle interpelle des individus, mais ils sont systématiquement remis en liberté. Et l’on entend dans les prétoires la fameuse phrase « Vous avez jeté des pierres et des boulons sur des policiers, il y a des blessés… ce que vous avez fait n’est pas bien… je vous invite à vous rappeler de la loi »…

Merci aux lois votées par ce gouvernement ? et à la politique de l’excuse qui font la part belle aux racailles et voyous de toutes sortes.

Mais que fait la Police ? Elle « fait raille », elle tente e nous protéger, de nous rassurer, mais elle est tellement surveillée, empêchée, muselée…

Les policiers doivent être au service de la population, et malgré ce que l’on dit, les citoyens soutiennent et sont fiers de leur Police.

Bien sûr, comme partout, il y a des brebis galeuses, il faut les mettre hors circuit, et les sanctionner sévèrement. Une grande république doit avoir une Police irréprochable.

Alors, Amis policiers, courage ! Votre devise est « Pro Patria Vigilant », sachez aussi que vous faites le plus beau métier du monde.

Guy PONS


LE BILLET DE GUY N°135 (Décembre 2016)

 

J’en ai marre, … à bout !

J’en ai marre de voir tant d’incompétents.

J’en ai marre de voir tant de laxisme.

J’en ai marre d’entendre les mêmes discours, de voir à chaque drame les mêmes personnes se pencher sur des cercueils pour y déposer des gerbes, agrafer des médailles et qui ne font strictement rien.

J’en ai marre de voir mes frères tomber sous les coups de couteaux, sous les balles des fous de dieu, ou les roues d’un camion.

Nos responsables politiques sont devenus des maîtres de cérémonies funéraires, aucune décision importante n’est prise, pas de mise à l’écart des personnes fichées S, pas de reconduite aux frontières, pas d’interdiction de territoire, non rien de significatif n’est engagé contre les islamistes radicaux qui gangrènent nos banlieues, nos écoles, nos prisons. Rien n’est fait pour éradiquer les barbares et assassins, on laisse se développer à l’intérieur du pays le prosélytisme religieux au nom d’une idéologie, on laisse s’installer le communautarisme, car il na faut pas froisser, pas vexer une partie de la population, on pense aux futures élections.

Y en a marre des phrases « Pas d’amalgame » « Pas de stigmatisation », mais comment reconnaître le bon grain de l’ivraie, les terroristes étaient tous musulmans, si je ne m’abuse.

Y en a marre, nous sommes à bout, il faudra bien un jour se défendre, se dresser contre la barbarie.

Nos gouvernants nous rassurent, ils veillent sur nous, ils font tout, c’est-à-dire rien pour nous protéger, braves gens dormez tranquille, on viendra vous égorger dans vos lits, car les djihadistes décérébrés sont en guerre contre les innocents.

Guy PONS


LE BILLET DE GUY N°134 (Septembre 2016)

 

« Retournez chez vous »

Je ne suis pas très vieux, mais j’ai déjà entendu nombre de conneries, d’âneries et toutes sortes de phrases qui ne voulaient rien dire.

Mais là, je suis tombé sur un champion du monde, le genre de mec que tu as envie d’inviter un mercredi soir pour un dîner des cons.

En effet, le 29 mai 2016, nous nous sommes rassemblés, Pieds-Noirs et Harkis, du Lot et Garonne, du Tarn et Garonne, du Gers, de la Dordogne, enfin tous les Pieds-Noirs et Harkis du Sud – Ouest pour montrer notre réprobation à l’inauguration du square « 19 mars 1962 – cessez-le feu en Algérie » faite par Francis GARCIA maire PS au Passage d’Agen (47520) accompagné de ses compères, les vaillants guerriers de la fnaca.

Tout d’abord, dès leur arrivée, nos amis Harkis ont enlevé le poteau portant l’indigne plaque et l’on jeté à terre. Ils se sont ensuite adressés à ces messieurs de la fnaca, et quelques vérités ont été dites.

Lors de la dépose des gerbes, nous avons tourné le dos à cette ignominie, et avons, chanté à plein poumon le chant des Africains.

Devant une telle détermination, et pensant que ça allait tourner au vinaigre et à la calbote, le maire a demandé aux responsables Pieds-Noirs et Harkis de faire une minute de silence devant la stèle « Aux morts civils et militaires de la guerre d’Algérie ».

Et c’est là, que mon idiot, le benêt de service arrive et me dit tout simplement « retournez chez vous » (sic).

Ma réponse a été toute simple : « Oui monsieur, je vais retourner chez moi en restant sur place, ici, chez moi sur le sol de Mémoire ».

Il était un peu frêle, avait un certain âge, ça m’a dérangé un instant de lui remettre les idées et l’histoire de Mémoire bien en place dans sa petite tête d’ignare, mais je lui ai souri, et j’ai sorti de ma poche la banderole de la fnaca que j’avais subrepticement enlevée de la gerbe avant la cérémonie. Donc ces messieurs glorieux et fiers combattants fnaca ont déposé une gerbe anonyme.

Quelle journée ! Mais je dois finir un petit travail…………. J’aurais besoin, pour quatre boulons, d’une clé à pipe de 13 mm.

Guy PONS


LE BILLET DE GUY N°133 (Juin 2016)

Ne nous voilons pas la face !

Je suis chaland accoutumé des marchés de plein vent du Tarn et Garonne, et depuis quelques temps, je m’aperçois que de plus en plus de femmes portent le voile en ces lieux.

En effet, son port n’est plus, loin s’en faut, une exception.

Il est évident que ce n’est pas par coquetterie ou effet de mode. Elles ne le portent pas non plus par conviction religieuse, du moins pour la majorité, non, elles se couvrent la tête par provocation.

Il y a quelques années, les femmes voilées se comptaient sur les doigts d’une main, les Aïcha, les Djamila et les Fatima, voulaient à tout prix s’occidentaliser, elles voulaient ressembler à B.B., et portaient même des mini jupes.

Aujourd’hui le mal est fait, on a commencé par dire oui à quelques revendications, on a peu à peu écorné la laïcité, on a laissé faire pour ne pas heurter une communauté, qui s’est bien évidemment de plus en plus radicalisée.

Oui, on laisse faire, il en est de même pour les infractions routières commises par des racailles dans les cités, pas d’interpellation, pas d’intervention, courage fuyons, c’est une émeute évitée. Par contre, si j’oublie de mettre mon indicateur de changement de direction au rond-point de Castelsarrasin, vlan ! Une prune, et des points en moins. C’est plus facile, pas de jet de pierres, voire de cocktails Molotov, aucun véhicule incendié.

Mais moi je veux déchirer le voile, et rappeler à ces dames, que même le chef d’Etat Egyptien Gamal Abdel Nasser, avait déclaré, il y a plus de cinquante ans « Imposer le voile c’est revenir à l’époque où la religion gouvernait et où on ne laissait les femmes sortir, qu’à la tombée de la nuit ». Vous allez me dire que depuis on a inventé la lampe torche, et que les frères musulmans ne sont pas des lumières.

La roue tourne, elle est voilée, elle tourne dans le mauvais sens, les radicaux demandent toujours plus, cantines, piscines, entreprise, sont dans leur ligne de mire.

Ils ont raison, puisque le peintre de l’Elysée « monsieur 13 % » a déclaré le 14 avril dernier à la télévision, que le voile était autorisé dans les universités et qu’il le resterait. Il était prêt à donner des conseils sur la manière de le porter, j’aurais bien aimé une petite démonstration. Zavatta est de retour.

Le voile est levé, il pratique l’électoralisme, il racole en prévision de 2017.

Un proverbe dit : qu’en cas de grand danger, le chemin du milieu mène tout droit à la mort. Autrement dit, si on commence à négocier, nous sommes fichus.

Ma conclusion est que le foulard n’est pas une façon de s’habiller, il s’agit d’une pression, il est un élément majeur de la montée du communautarisme, lutter contre le voile ce n’est pas attaquer la religion, le défendre en revanche, c’est remettre en question l’égalité des hommes et des femmes.

Le foulard ça va de soie, est un problème en soie.

Guy PONS


LE BILLET DE GUY N°132 (Mars 2016)

C’est la guerre.

C’est la guerre, et comme Sœur Anne, ou en quarante, nous n’avons rien vu venir.

En quarante, nous avions la ligne Maginot, elle a été tout simplement contournée.

Aujourd’hui, c’est encore plus facile, il n’y a ni ligne, ni frontière.

De ce fait, des individus fichés ou recherchés, se promènent entre la Syrie, la Turquie, la Grèce et toute l’Europe sans être inquiétés ni interceptés.

Il faudra bien nous expliquer comment un massacre a pu être perpétré au Bataclan et dans les bars alentours, alors que nous avons subi une tuerie au mois de janvier, et toujours par des individus très connus des services de police.

Après chaque drame, nous entendons la même rengaine « tout va changer, nous avons pris la mesure de l’évènement, nous allons tout mettre en œuvre pour que ça ne se reproduise pas, nos services très performants d’ailleurs, vont se concentrer sur ce qui n’a pas fonctionné, à ce sujet, et suite aux nouvelles attaques terroristes, les cellules « Kalach » et « Boum Boum » vont être créées, elles seront en relation directe avec monsieur le Sinistre de l’intérieur ».

Bla-bla-bla et re bla-bla-bla, mais malheureusement, je suis prêt à parier qu’au prochain drame, nous entendrons les mêmes discours, les mêmes promesses avec les mêmes trémolos dans la voix.

Je ferme les yeux, et je prie pour que rien n’arrive, je prie aussi pour tous ces hommes, femmes, enfants qui ont perdu la vie lors des attentats sanglants au Milk Bar le 30 septembre 1956, à l’Otomatic, à la Cafétéria et au Coq Hardi le 26 janvier 1957, au casino de la Corniche le dimanche 9 juin 1957.

Je prie pour toutes les victimes lâchement assassinées par les terroristes du FLN sur notre terre d’Algérie.

Je prie, et dans le même temps, je tente de me souvenir du nom des psychologues mis à disposition des blessés, ainsi que le nom des services mis en place (il n’y en a pas eu), je ne me rappelle plus des adresses en Algérie Française des aides « F.F.S.A. – F.G.T.I. », ainsi que celle des permanences d’accueil, je ne m’en souviens plus, c’est normal, elles n’ont jamais existées…

Guy PONS


LE BILLET DE GUY N°131 (Décembre 2015)

LES MI-GRANDS

Les mi-grands sont des individus de taille moyenne venus d’ailleurs, ce ne sont pas des extra-terrestres qui se déplaceraient en soucoupes  volantes ou autres engins spatiaux, mais plutôt en vieux rafiots, bateaux pneumatiques et même parfois en radeaux, « pas celui de Théodore Géricault, bien entendu !»

Donc, ces mi-grands, adeptes de l’invasion migratoire, ces futurs rois du communautarisme ne se déplacent qu’en groupes composés de 80% d’hommes, auraient fui la guerre pour des raisons de survie.

Ce sont sûrement des pacifistes, ils excluent la possibilité de se battre pour défendre leurs biens, et leur patrie.

Leur devise devrait être « Courage, fuyons ».

Une fois bien en place et installés chez vous, ils n’ont aucun mal à obtenir tout ce que vous n’avez pas eu en 1962.

Il est vrai que la France avait réussi à intégrer un million de « Pieds-Noirs » alors pourquoi ne pas recueillir quelques dizaines de milliers de naufragés de l’histoire. Ce n’est pas moi qui le dis, mais des gens hauts placés, des rois et  reines de l’audimat, des intellectuels du boulevard Saint Germain, des humanistes du café d’en bas. Alors, s’ils le disent………………………

Mais revenons à nos moutons, de Panurge évidemment, car après avoir touché la terre promise, le téléphone arabe se met en route, et des milliers voir des million, veulent venir dans ce nouvel eldorado pour apprendre ce que signifie les acronymes suivants : CMU – CMUC – AME – ATA – AMS – puis RSA – CAF etc…

Ces voyageurs sans bagage, ne connaissent pas un mot de Français, mais je vous parie que dès leurs premiers pas sur notre sol, ils savent déjà lire et traduire la phrase suivante

« Les droits sociaux des demandeurs d’asile »

C’est, paraît-il, un phénomène naturel « d’appel d’air », puis il y aura, une fois l’installation assurée, un autre appel...

Je ne vais quand même pas me prendre la tête à comprendre comment ils obtiennent des logements sociaux alors que les travailleurs français dorment dans leur voiture ou pire dans la rue.

Tenter de comprendre comment ils vont trouver du travail alors que les chiffres du chômage explosent.

Non, je ne veux pas comprendre, bien que l’on me ressasse tous les jours les mots suivants : aide, entraide, solidarité, humanité, fraternité.

Ces mots sont-ils nouveaux ? Etaient-ils au dictionnaire fin juin 1962 ???

Guy PONS


LE BILLET DE GUY N°130 (Septembre 2015)

Jeu de main

Comme disait ma grand-mère, « on est arrivé une main devant, une main derrière » (sic). En effet, nous n’avions pas grand-chose, mais on avait sauvé nos vies et c’était l’essentiel !

Oui, pas grand-chose, une valise, et pas loin d’être des « sans dents », n’est-ce pas monsieur le président.

Depuis j’ai rencontré, des biens gênés aux toilettes, « les sans papiers », des naturistes, « les sans culottes », des goujats, « les sans gênes », des insouciants, « les sans soucis », ceux qui n’ont pas de toit, « les sans abris ». Certains qui osaient tout, « les sans limites », des fauchés, « les sans le sou » et des orphelins « les sans familles ».

Nous, nous n’avions rien, mais il nous restait les bras pour nous remettre au travail, nous n’avions rien, nous avions tout perdu, fors l’honneur.

« Vous n’avez besoin de rien, demandez-moi », c’est, je pense, la devise des gouvernements successifs, car ces messieurs ne sont pas à un reniement près, ils promettent mais rien ne se passe, ils sont sans honneur, ce sont des mous du genou.

Moi j’ose, Danton ne disait-il pas « osons » alors j’ose dire que même trahis par les politiciens, nous chérissons la mère patrie, adorons nos trois couleurs, et sommes pleins d’admiration pour les hommes et les femmes qui ont fait et construit ce pays, l’Algérie, la France.

Rien, non rien de rien, je ne regrette rien chantait la môme, moi je regrette simplement d’avoir du quitter cette terre d’Afrique que j’ai aimé ardemment, d’avoir du quitter le lieu de ma naissance où s’écoula ma tendre enfance, des lieux tant aimés que je ne reverrai jamais.

Rien, non rien de rien, de là-bas il ne me reste rien, que mes deux mains, l’une pour le devant et l’autre pour le derrière.

Guy PONS


LE BILLET DE GUY N°129 (Juin 2015)

On avance, on est en avance.

Noël n’était pas encore là que l’on voyait déjà sur les étals des galettes des rois. Juste après le premier de l’an, dans les rayons, de la farine et des poêles à crêpes pour la chandeleur, et un peu plus tard, mi février des poules et des œufs en chocolat pour annoncer Pâques.

Nous sommes en avance sur tout, une bonne longueur d’avance ça sert à distancer la concurrence, qui elle-même avance la date des mises en rayon pour être la première à satisfaire le chaland.

En avance sur tout disais-je, et bien oui, nous sommes en avance sur les technologies numériques, sur l’économie circulaire et divers autres domaines. Le Président « Tout mou 1er » a même déclaré « La France est un pays qui avance ».

Mais elle avance vers quoi ? Vers l’abîme ? Tout droit dans le mur ? ou plus simplement vers le néant ? En effet, elle avance vers plus de chômage, de précarité, de mal être, d’inégalité, de tout ce qui fait que nous reculons.

Elle recule devant les minorités, elle recule devant un simple blocage, elle recule face à la moindre grève, elle n’a aucune volonté politique, elle recule, elle recule comment veux-tu……….que nous avancions.

Moi, je voudrais avancer un peu plus vite, et même si ça doit me vieillir un peu, j’aimerais être déjà en 2017, l’horizon serait libéré, les baromètres seront au beau fixe, un grand pas aura été fait, et j’avancerai droit devant.

Je me projette vers l’avenir, vers l’espérance, je suis attentif, je suis aux aguets, tout mon corps est à l’écoute, il regarde, il observe, il hume l’air du temps, j’avance peut-être un peu trop vite, il ne me faut pas tomber en pannes des sens.

Guy PONS

 


LE BILLET DE GUY N°128 (Mars 2015)

LIBERTE

Pas trop envie de faire de l’humour au travers du « Billet de Guy ».

En effet, je suis triste et je crie ton nom « LIBERTE ».

Je crie pour que les assassins, les barbares, les ennemis de la démocratie entendent bien ce message. « Nous ne reculerons pas».

Nous ne reculerons pas devant le fanatisme, la folie meurtrière d’hommes qui se disent des soldats de Dieu, nous ne reculerons pas devant la haine et la terreur.

Nous savons que le terrorisme est avant tout un acte politique, il cherche à provoquer un effet politique. Si, à cause de lui, nous changeons notre société, il est gagnant. Nous vaincrons les terroristes en vivant comme nous le voulons, et non comme ils le veulent, eux.

Ils ne changeront pas notre civilisation.

Nous vivrons debout, nous vivrons comme l’on fait nos parents lors des heures sombres de notre histoire.

Nous serons debout, avec comme arme, l’humour, la caricature, le pamphlet, la satyre, enfin tout ce qui fait que nous soyons libres.

LIBERTE, Liberté chérie combat avec tes défenseurs, amour, vérité et liberté, je vous ai choisis, oui choisis, plutôt qu’avoir à obéir.

Guy PONS

 


LE BILLET DE GUY N°127 (Décembre 2014)

 

Un Festival, des festi… veaux..

Fin mai, dès que vous allumez la télé ou la radio, il y en a que pour le festival de Cannes.

Le président du jury déclare que la star mondiale, l’ancienne miss TEFESCHOUN montera les marches tel jour, le réalisateur Monsieur BOBINE pense que son film a de réelles chances de remporter la palme.

A force de bourrage de crâne quotidien, je me suis vu et cru réalisateur, et comme premier film, j’ai fait « Le Locataire de l’Elysée » énorme succès à Paris et en Province. L’acteur principal jouant à merveille le benêt de service.

J’ai ensuite réalisé « Le Guignolo » et avec le concours de la troupe du 55, rue du Faubourg Saint Honoré « Les Incapables » suivi des « Branquignols ».

En effet, cette troupe est spécialisée dans les rôles de menteurs, tricheurs, et magouilleurs en tout genre.

J’ai obtenu la palme d’or avec mon film documentaire sur la justice « Comment être libre sans s’évader » l’actrice principale, la starlette guyanaise Rabitau a obtenu pour sa part la palme du laxisme.

Mon dernier film, en 2014 « Les Perdants » a été sacré meilleur scénario, il a été plébiscité par des municipalités Françaises comme Hénin-Baumont, Fréjus, Béziers, Hayange, Le Pontet, etc…

Sollicité par les médias, j’ai donné depuis la terrasse du Martinez, une interview où je déclarais que mon prochain film qui sortira en 2017 « Renaissance de la France », le rôle principal serait tenu par une personnalité en vogue, la star montante des sondages du « box office » , une dame de grand avenir, qui connaît parfaitement son texte, ainsi que le rôle à jouer, pouvant même improviser avec talent si le besoin  s’en faisait sentir.

Mon film débutera par un travelling, la star se déplaçant en tailleur bleu marine au milieu de millions de figurants mobilisés pour la circonstance. Et qu’il se terminera en apothéose. Un feu d’artifice BLEU BLANC ROUGE

Je me voyais déjà…………………………….

Guy PONS


LE BILLET DE GUY N°126 (Septembre 2014)

La coupe « est pleine »…

Ouf ! Enfin terminée la coupe du monde, un mois assis dans le canapé devant la télé, devant, car derrière on ne voit rien, ça fatigue un homme…

J’ai pris quelques kilos à cause des innombrables pizzas et cocas à la soubressade avalées à la va vite, j’ai bu des litres de soda, en un mot, j’ai ingurgité n’importe quoi pour ne rien rater de la messe footballistique.

J’aime bien, juste avant le match, entendre les hymnes nationaux, car c’est un moment émouvant, une communion entre les joueurs et le public, certains chantent à tue-tête dès les premières notes de la Marseillaise, ils chantent avec les larmes dans les yeux, d’autres, toujours les mêmes, ne chantent pas et se permettent de rire, alors qu’ils représentent leur pays…

Moi aussi, j’ai joué dans l’équipe de France de foot de 1958, pas la vraie, mais celle du square Nelson ou de la Basseta à ALGER. En effet, nous nous identifions aux joueurs de l’époque : François REMETTER, Roger MARCHE, Robert JONQUET, Roger PIANTONI, Raymond KOPA, Just FONTAINE, etc … nous jouions matin, après-midi et fin de soirée, pas de prime, pas de soigneur, pas d’entraîneur, un ballon, deux tee-shirts posés au sol pour matérialiser les buts, et pour la barre transversale, c’était à vue de nez.

Quand la fatigue se faisait sentir : un coup de SELECTO et c’était reparti, quand il faisait trop chaud : une plancha en bas la mer à Padovani ou à l’Eden, et nous revenions terminer le match. C’était notre coupe du monde, celle de l’insouciance, de la fraternité, celle du forum où nous étions main dans la main, toutes religions confondues. Le grand entraîneur de l’époque du haut du balcon nous avait compris et allait nous mener vers la victoire, nous faire jouer collectif, tous groupés derrière le drapeau de l’Algérie Française.

Le temps a passé et pour la coupe du monde 1962 au Chili, nous n’avons même pas été qualifiés, pas un jaune, non un gros carton rouge, une expulsion imméritée, une expulsion injuste voulue par des responsables n’ayant jamais mouillé le maillot, ni mis un pied sur le terrain.

Pas de voyage au Chili en mai, juin 1962, mais un déplacement forcé, vers d’autres stades, d’autres vestiaires, un déplacement pour un autre match à jouer, celui de la vie malgré l’accueil qui n’a pas toujours été fair-play.

Et match après match, but après but, nous avons gagné notre place, notre coupe du monde est celle du courage et de l’honneur, elle ne se brandit pas, elle est là dans nos cœurs dédiée à tous ceux qui se sont battus et ont lutté pour éviter de ne pas perdre le match…

Au fait, en 1962, le Brésil a été sacré Championnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn du monde.

Guy PONS


LE BILLET DE GUY N°125 (Juin 2014)

DU SCOOTER A LA QUENELLE – LES ANIMAUX DU CIRQUE

Faire le CIRQUE dans le quartier sur un scooter de marque Piaggio, donc non Français, à l’heure du laitier et se faire prendre en flag chez une gazelle, et bien moi je dis qu’il faut être une andouille.

Ensuite, après que le petit oiseau soit sorti de la boîte et que le cliché soit publié dans le canard, il a fallu balancer la dinde qui s’est transformée en tigresse, puis en éléphant brisant tout sur son passage.

Un séjour à l’hosto et un remède de cheval pendant plus d’une semaine, permis à l’amazone, de s’envoler tel un papillon, pour le pays du Dodo.

L’andouille est dans la panade « Tiens, la pâte à QUENELLE se nomme la panade » que nenni, on noie le poisson, on parle de Dieudonné et de sa quenelle (jamais vu d’ailleurs, à part celle du brochet), de son geste antisémite, antisioniste, de son racisme, on interdit les spectacles, on censure le sketch, on barri, on aboie, on s’agite comme des puces, on bavarde comme des pies devant les caméras et on tend le cou telle une girafe en direction des micros perches. Que de bruits pour un geste, à la « Basseta ou Cantéra» on disait un « bras d’honneur », mais lorsque les potes à Flamby, la chance de la France, brûlent le drapeau Français, lorsque les groupes de rap insultent la France, appellent au meurtre des policiers, rien… macache, pas un mot de nos dirigeants, tous muets comme des carpes.

Alors moi, malin comme un singe, et patient comme un chat, j’attends le prochain épisode, car en effet, à chaque épisode évite de parler de l’essentiel, du chômage, de l’insécurité, de l’immigration, de la pauvreté grandissante, des retraites, etc…

Doucettement et à pas de loup, nous arriverons en 2017, Flamby quittera-t-il l’Elysée en scooter de marque Française et de couleur bleu-marine pour se rendre chez Laurent, sa cantine, au 41 avenue Gabriel 75008 Paris (repas de saison à 180 €) manger des quenelles ?

J’écris, j’écris et j’oubliais l’essentiel, vous informer que pour faire une bonne quenelle, il faut de la dextérité, avoir un certain doigté, alors là, si vous le désirez, vous pouvez y glisser une zitoune…. Dénoyautée….. bien entendu.

Guy PONS


LE BILLET DE GUY N°124 (Mars 2014)

Ce n’est pas joli, Joly…

Qui suis-je, que fais-je, manarafais-je, moi je ne sais plus, peut-être que je ne suis même pas Français après tout.

En effet, selon une Joly, pas un canon, non, une Eva sans scrupule ni culture, je serai Rom.

Cette ignare pas jolie, la khmer verte de l’écologie, celle qui veut revenir à la lampe à l’huile pour sauver la planète, la daltonienne qui voit du vert partout, la norvégienne à double nationalité, qui confesse qu’à son entrée à l’école de la magistrature, il n’y avait pas d’épreuve de culture générale, et que ça lui convenait…… Maintenant je comprends pourquoi…

Eh bien! la pas jolie, était heureuse que je me sois bien intégré dans mon propre pays.

Que je m’étais fondu dans la société comme le million de Pieds-Noirs…

Donc, que j’avais été scolarisé malgré la barrière de la langue, que j’avais assimilé les us et coutumes, en un mot comme en cent, que j’étais, à force de courage et travail devenu un étranger intégré.

Pauvre dame, sachez que l’Algérie a été Française de 1848 à 1962 et qu’elle était divisée en trois départements Français.

Que ceux que vous appelez Pieds-Noirs, ne vous en déplaise, sont Français, qu’ils sont venus en 1914, puis en août 1944 sur les plages de Provence (opération dragoon) pour libérer la mère patrie.

De grâce, madame 2 pour cent, relisez l’histoire de France et ne confondez pas les roms et les Français d’Algérie.

Vous avez autant d’intelligence et de culture qu’un « saumon………… de Norvège » bien entendu.

Guy PONS


LE BILLET DE GUY N°123 (Décembre 2013)

LES EGLISES

Il y a quelques jours je me suis rendu dans une église pour une cérémonie religieuse. Dans ce lieu de recueillement, j’ai eu une pensée pour nos églises. Que sont-elles devenues ?

Je sais simplement que les autorités algériennes ont donné l’ordre de transformer la plupart d’entre elles en mosquées afin d’éviter le prosélytisme chrétien.

Je me suis souvenu de Saint Vincent de Paul d’Alger situé rue Eugène Robe où j’ai été enfant de cœur. L’abbé STREICHER me tirait parfois les oreilles mais il était d’une grande gentillesse. Il m’avait appris à servir la messe en latin. Il parlait couramment l’arabe et engageait de grandes discussions avec les commerçants musulmans du marché Nelson.

Je revois Saint Joseph et l’abbé CASTERA place Lelièvre, là j’y ai fait ma communion. Rue L éon Roche, il y avait Saint Louis et le père HILAIRE, rue de Normandie, la chapelle Sainte Thérèse.

Dans Alger, il y avait de nombreuses églises, église Sainte Marie à Mustapha Supérieur, Sainte Anne et Notre Dame du Perpétuel Secours au Clos Salembier, Saint Paul – Sainte Rita, boulevard Auguste Comte à Belcourt, l’église Saint Pierre du Hamma où mes parents se sont mariés le 23 août 1947, Sainte Monique – Saint Jean Bosco rue Polignac au Ruisseau, Sainte Philomène – Saint Expédit et Saint Vincent de Paul à Kouba, Notre Dame du Mont Carmel à El-Biar.

Ne pas oublier la cathédrale du Sacré Cœur et Notre Dame d’Afrique, superbe basilique byzantine qui domine Alger.

Ici, j’ai visité de belles églises et de grandes cathédrales, mais lorsque je consulte les statistiques sur l’évolution de la population Française, que je constate le peu de personnes aux sorties des messes, et que je regarde autour de moi, je me dis qu’un jour, c’est-à-dire demain, il y aura en France un village qui s’appellera Colombey les Deux Mosquées.

Guy PONS


LE BILLET DE GUY N°122 (Septembre 2013)

Les marchés

J’aime à me rendre chaque mardi matin au marché de Valence d’Agen. Là, j’y rencontre quelques connaissances et nous bavardons de la pluie et du beau temps.

Les étals se touchent et sont bien garnis, je me fais un chemin au milieu des chalands, des odeurs d’épices viennent caresser mes narines, elles m’enivrent, et me voilà transporter ailleurs, ailleurs c’est là-bas place des Trois Horloges, puis dans le quadrilatère formé par la rue de Châteaudun, rue des Moulins, rue du général Félix de Wimpffen et la rue de l’Alma, au marché de BAB-EL-OUED.

Sur le marché extérieur, il y régnait une ambiance particulière, de vraies pièces de théâtre se jouaient  sous les parasols forains, chaque commerçant connaissait parfaitement son rôle, pas de répétition, ni première, tout était réglé au millimètre.

Les dialogues étaient savoureux et très imagés, les expressions étaient hilarantes.

Si j’ai souvenance, le marché couvert se nommait le marché « Triolet », mais dans notre belle ville d’ALGER, il y avait d’autres lieux de commerces en plein air, comme le marché Nelson, Randon , Barnave, de Chartres, Salembier, Belcourt, etc…

Dites-moi qui peut visiter une ville sans faire un détour par son marché principal ? Si ce réflexe quasi universel, c’est qu’en plus d’y faire des emplettes, le visiteur y découvre une ambiance typique exhalant des senteurs particulières. C’est l’endroit idéal pour sentir le pouls d’une ville. On dit même que les marchés sont l’âme d’une ville.

Chez nous le pouls était à 140, et l’âme de nos villes ainsi que les odeurs de nos marchés se sont envolées lors de notre départ.

Que sont devenus nos marchés, ces lieux où les ménagères se racontaient leur vie un panier à la main.

Aujourd’hui, ici en France, sur les marchés de plein vent, nous rencontrons les hommes politiques, qui bien entendu, viennent y faire du vent, ils nous promettent plus d’oseille, nous prennent pour des navets et nous racontent des salades.

Guy PONS


LE BILLET DE GUY N°121 (Juin 2013)

Ah ! J’en ai connu des menteurs, les ceux qui étaient capables de casser trois pattes à un canard, ceux qui m’ont fait croire qu’ils avaient accompagné leur grand-père à l’école, les pêcheurs, les chasseurs, les arracheurs de dents, ceux qui mentent comme ils respirent, enfin tous ceux qui travestissent la vérité, pour paraître, plus fort et plus beau.

Mais le pompon, revient à un nommé Cahuzac, Jérôme de son prénom. En effet, là c’est du grand art, ce n’est pas de la petite menterie de cour d’école, non ça c’est du professionnalisme, ou je n’y connais rien.

Du mensonge yeux dans les yeux, des trémolos dans la voix, le geste précis et assuré, de grandes envolées lyriques, un numéro d’acteur, mais un mauvais acteur quand même, puisqu’il a fini en politique, mais il y a mieux…

En effet, j’ai souvenance des jardins de l’Observatoire avec notre ami François, pas Flamby, non, l’autre de Jarnac et plus loin dans l’histoire il y a eu de grands menteurs comme Henri II d’Angleterre contre Thomas Becket, Archevêque de Canterburry, Philippe Le Bel avec les Templiers, puis plus près de nous Nixon avec l’affaire du Watergate, ne pas oublier non plus le parjure de Bill suite à quelques rencontres avec Monica Lewinski.

Des menteurs, des parjures il y en a eu beaucoup, mais celui qui est incontestablement le maître en la matière, celui qui avait tout compris et a crié à Constantine « Vive l’Algérie Française », celui qui par ses déclarations avait donné espoir à des milliers de gens, et bien celui-là, c’est le plus grand menteur que la terre n’est jamais porté, le plus grand parjure de tous temps.

Mon pauvre monsieur Cahuzac vous êtes un petit joueur, tout juste bon à vous présenter au festival de Moncrabeau, vous n’arriverez jamais à la cheville de la grande Zohra.

Guy PONS


LE BILLET DE GUY N°120 (Mars 2013)

En bas la mer…

L’été est fini depuis belle lurette.

J’ai froid et me rapproche de la source de chaleur. Sur mon canapé, je somnole et pense à de belles journées ensoleillées, je rêve aux îles et à leurs plages magnifiques…

Dans ma tête trotte l’air de Pascal DANEL « La plage aux romantiques ».

Je pense aussi à nos plages, en sachant bien que nous ne les avons pas laissées à des romantiques…

Que son-elles devenues ? Leur sable est-il toujours aussi fin ?

Ah ! Nos plages ! Quelles étaient belles…

Je me souviens de Padovani, celle que je fréquentais le plus, elle était située au bout de ma rue.

J’ai gardé le souvenir des Bains de Chevaux, de Mataresse, de Bains-Romains, Pointe-Pescade, Franco, Guyotville, la Madrague, Castiglione, Sidi-Ferruch, Fouka-Marine, Douaouda-Marine, Fort-de-l’Eau, etc… etc…

Elles étaient tout simplement magnifiques.

C’était le temps du cabassette. Ce dernier contenait immanquablement l’anisette, les cocas, la soubressade.

On faisait aussi l’oursinade et il fallait selon les dires de la « abuela », attendre un long moment avant de piquer une tête après avoir mangé.

Elle criait aussi lorsque je m’éloignais du rivage « reviens, si tu te noies, je te tue ».

Puis, s’est levée une petite brise marine, qui est devenue tempête.

Cette dernière nous a propulsés sans ménagement sur l’autre rive.

Sur cette rive, la mode est de créer une plage dès qu’il y a un point d’eau. Alors, on amène à grands frais, des tonnes de sable, on plante quelques parasols, on installe des transats et voili voilou. Les bobos du quartier vont pouvoir bronzer en plein centre ville !

Je me souviens aussi d’un slogan soixante huitard qui disait «  Sous les pavés, la plage » et j’aurai beau creuser, Oualou, il n’y aura rien, pas plus de sable que de pastéra.

Ici, l’eau de mer n’a pas le même goût, le sable n’est pas tout à fait le même.

J’ai un peu retrouvé nos plages cet été en Corse sur la plage de Lava, à deux brasses de chez nous…

Guy PONS


LE BILLET DE GUY N°119 (Décembre 2012)

Les jeux.

Ah ! les petits-enfants, ils nous en montre des choses, ils sont au fait de l’actualité concernant les produits high tech, smartphones, mp3, internet et jeux vidéos.

En effet, à peine déballé, et sans lire la notice, voilà que tout fonctionne entre leurs mains expertes. Ils doivent avoir dans un coin du cerveau une case contenant tous les modes d’emploi possibles et inimaginables.

Ils jouent à la playstation, ils jouent en ligne sur internet avec à l’autre bout du clavier, un petit chinois ou un petit africain.

Le temps des camions de pompier et de la dînette en plastique semble bel et bien révolu.

Moi, je souris, je me rappelle des jeux de chez nous, des cartes espagnoles, la ronda, scopa etc…, nous jouions à la mora, aux tchics tchics, aux tchaps, à toga larga, nous achetions de la guitane pour nos toupies, des roulements à billes pour fabriquer de superbes carrioles ou caricos.

Le mécano du coin nous donnait de vieilles chambres à air pour confectionner nos pitchacks. Nous faisions des parties interminables de noyaux d’abricots, il en était de même avec les dominos, les osselets. Je me souviens très bien du jeu de la savate, mes mains aussi d’ailleurs. Ah ! le jeu du couteau, et un peu plus dangereux, l’utilisation du taouette ou stack.

Bien entendu, je n’oublie pas les matches de foot entre quartiers qui se terminaient bien souvent par de belles empoignades. Le lendemain à l’école, nous étions redevenus copains.

Nos jeux n’étaient pas électroniques, ils ne coûtaient pas « les yeux de la tête » en outre, nous les pratiquions à l’extérieur.

C’était le temps de l’insouciance, l’orage noir n’était pas encore tout à fait au-dessus de nos têtes, l’autre n’avait pas encore compris, nous, avec trois fois rien nous nous occupions, et s’il faisait trop chaud, une pancha en bas la mer nous rafraîchissait, du moins pour ceux qui avaient la chance d’être près de la grande bleue.

Aujourd’hui, je n’ai plus l’âge de pratiquer certains jeux, mais promis, dès l’été prochain, je garderai les noyaux d’abricots, on ne sait jamais !

Guy PONS


LE BILLET DE GUY N°118 (Septembre 2012)

Rassemblement, rassemblement, combien de fois l’ai-je entendu lorsque j’étais sous les drapeaux !

Aujourd’hui le seul rassemblement qui m’intéresse, et où je cours volontiers, c’est à celui de l’amicale.

En effet, chaque année, les Enfants de l’Algérois se retrouvent dans le cadre champêtre de l’ancien camping du Val de l’Eure à Uzès.

Combien sommes-nous… à vue de nez un peu plus que l’année dernière…

Je suis chargé de m’occuper de l’installation des camping-caristes, et avec Régis, de la logistique pour la journée du dimanche.

Mais ce que je préfère, c’est d’accrocher sur les troncs d’arbres, les panneaux des noms des quartiers et villages.

En effet, quel plaisir de lire les noms de nos villages, il y en a certains dont j’ignorais l’existence, mais je les imagine comme ils devaient être avant notre départ, magnifiques sous un soleil éclatant.

Vous les villages que nous avons laissés, vous villages sûrement délabrés et désertés, vous devez souffrir !

Souffrir au souvenir de vos jours de fête et des banderoles tricolores accrochées à vos balcons, des 14 juillet pétaradant, des défilés militaires accompagnés des cuivres des fanfares…

Vous devez souffrir de voir votre monument aux morts non entretenu, de constater que les noms de ceux morts pour la France ont été effacés, vous avez honte, et vous ne pardonnez pas à ceux qui ont profané vos cimetières.

Villages de là-bas, villages de l’autre rive, nous sommes des milliers à nous souvenir de vous, nous ne vous oublions pas.

Aujourd’hui, lorsque je me déplace à travers la France, je lis sur certains panneaux « L’un des plus beaux villages de France ».

Moi je pense, que le plus beau village de France devait se trouver là-bas, chez nous, est-il mort ou simplement endormi ?

Guy PONS


LE BILLET DU GUY N°117 (Juin 2012)

 

Je me promenais dans un jardin public quand j’entendis « tiééé un bourricot mon fils », aussitôt je me dis tiens, un Pied Noir qui s’adresse à son petit-fils. Je souris, mais tout à coup des images sont venues m’assaillir. J’ai du m’asseoir. J’avais comme un petit malaise. Je me suis détendu. J’ai laissé mon esprit vagabonder…

Mais c’est bien sûr, j’y étais, tout revenait et je vis les bourricots du square Bresson, ceux qui m’ont maintes fois promené.

Je me souviens, ils avançaient doucettement (aucune chance en course au Caroubier).

Sur leur dos, j’y étais balancé, balloté au rythme de leurs pas cadencés, du martèlement de leurs sabots, du « yalla, yalla » de l’ânier.

Je revoyais tout. L’Opéra, le Cercle Militaire, le Tantonville, la terrasse du Grand Café d’Alger, l’avenue de la République, la rue Bab-Azoun où je suis né, les yaouleds et leur « ciré m’sieur ». J’entendais le piaillement strident des oiseaux. Vraiment j’y étais, là en face de la baie d’Alger, de la grande bleue, celle où le muet de BAB-EL-OUED m’a appris à nager…

Et le soir encore, à la fin de la journée, je revoyais les bourricots revenir sur BAB-EL-OUED. Combien de tours de square avaient-ils effectués. Combien d’enfants avaient-ils portés sur leur dos ? Manaraf…

Bourricots mes amis, vous mes souvenirs d’une enfance heureuse, je vous embrasse, je vous aime. Je me souviendrai toujours de vous, mais ne suis pas près, comme Midas, à être doté de vos deux grandes oreilles.

Guy PONS


 

LE BILLET DE GUY N°116 (Mars 2012)

MARS, la planète rouge, rouge comme le sang qui a été versé. Irons-nous un jour y poser nos cabassettes ?

MARS, c’est aussi le dieu de la guerre chez les romains, père des jumeaux Romulus et Rémus.

MARS et ses giboulées, le mois des averses brèves et violentes, des petites tempêtes qui nous arrosent et nous glacent.  Comme nous a glacé deux dates, deux tempêtes de ce mois fatidique.

Tout d’abord le 19, jour de la reddition, un accord qui s’est noyé dans les eaux profondes du lac Léman.

Puis le 26, jour où nos compatriotes désarmés sont tombés sous les balles de qui vous savez.

Vraiment je n’aime pas le mois de mars même s’il est annonciateur de la fin de l’hiver et de la venue du  printemps.

Mais un yaouled de 8 ans me souffle que MARS c’est une barre chocolatée, je le sais bien mon petit, mais je sais aussi que nous avons été fait chocolat !!!

Guy PONS


 

LE BILLET DE GUY N°116 (Décembre 2011)

Je me régale tous les jours. En effet, je me régale car j’ai encore dans la bouche la saveur des beignets de chez BLANCHETTE. Mes papilles gustatives se souviennent du créponné, des bombes atomiques et des parfums des glaces de chez GROSOLI. Elles me rappellent aussi les délicieux gâteaux de la pâtisserie La Princesse.

Pour mon plus grand plaisir, les gourmandes, elles se souviennent de tout.

Elles me promènent même, jusqu’à l’avenue de la BOUZAREAH où l’on acheté les merguez, la soubressade et la boutifara. Elles m’amènent jusqu’à FORT-DE-L’EAU pour les brochettes.

Avec elles et heureusement d’ailleurs, je suis allé jusqu’à SAN FRANCISCO où j’ai appris qu’un Napoléon n’était autre qu’un mille feuilles.

Je n’ose pas imaginer ce que l’on m’aurait servi, si j’avais demandé un Charles De Gaulle ?

Sûrement un gâteau au goût amer, à l’odeur nauséabonde, un gâteau fourré à la crème parjure et trahison, orné de mensonges et d’errements. Bref, un gâteau immangeable qui m’aurait rendu malade.

Napoléon, un mille feuilles ! Mais ils sont fous c’est ricains.

Guy PONS


LE BILLET DE GUY N°114 (Septembre 2011)

Normalement au mois de juin, si tout va bien, si j’ai un peu d’économie, je pars en vacances.

Pourquoi juin ? Parce que les journées sont belles, il fait jour très tard, mais surtout parce qu’il y a beaucoup moins de monde sur le littoral méditerranéen.

Le mois de juin me rappelle celui de 1962, nous partions en vacances qu’ils disaient, ils vont revenir en septembre. Ils ne vont quand même pas tout laisser.

Oui nous sommes partis en juin pour le littoral, Marseille, Sète, Port-Vendres et nous ne sommes jamais revenus…

De bien longues vacances, cinquante ans, mais pas de farniente, le travail, les vicissitudes, les départs, les naissances, la vie quoi.

Encore une année sans pouvoir fouler le sable de chez nous, ce sera dons de petites vacances, de petites baignades avec mon canard autour de la taille, comme là-bas lorsque j’avais dix ans…

Mais en scrutant bien l’horizon, peut-être que je distinguerai les pastéras posées sur le sable de la plage de Padovani à BAB-EL-OUED

De l’utopie, une bonne vue ou un rêve ? Je ne sais pas moi, car lorsque je passe devant les agences de voyages, je vois écrit « Offrez-vous des vacances de rêve » alors je rêve !

Guy PONS