Editorial numéro 172 Mars 2026

Je plante un décor un peu particulier pour mettre en évidence non seulement des souvenirs personnels associatifs, mais surtout une situation qui depuis, s’est bien détériorée.

Il y a plus de cinquante ans, c’était l’époque où nous étions jeunes, plein de projets, de forces… Cela va de soi ! Rien ne nous arrêtait pour réunir, rassembler les « nôtres ». Du bonheur !

Par tradition, et les associations du Gard le savaient car nous respections les dates de chacune pour pouvoir y participer, notre amicale organisait de très grands bals à Nîmes avec des orchestres prestigieux, des vedettes de la chanson. Une féérie… Robes de soirée, smokings, accueil dans le grand palais avec une rose offerte aux dames, un parfum pour les messieurs …

Tout y était pour nous ravir malgré la fatigue nécessitée pour accueillir plus de deux mille personnes que nous installions à table en fonction de leur villages ou quartiers en Algérie…

Le dernier bal dans ce palais était aux couleurs de CASTORAMA – Nîmes « bleu et jaune ».

Une aide précieuse que nous devons à son directeur M. René COLLETTE, ancien légionnaire qui a aimé l’Algérie, et son épouse enfant de BAB-EL-OUED.

Cette festivité avait pour thème justement, BAB-EL-OUED avec bien entendu une reproduction des 3 horloges trônant au centre du palais.

Inutile de vous dire l’émotion de tous nos amis posant devant ce « monument », témoin de tellement de rendez-vous amoureux, là-bas …

La ville de Nîmes mettait à notre disposition des panneaux électriques et d’autres lieux pour afficher l’information. « Nos afficheurs » faisaient le tour de la ville, ils encollaient, ils posaient… ils n’avaient pas fini que déjà nos affiches étaient recouvertes par celles du parti communiste. Et là, tout y était pour que cela se termine mal.

Ils entendaient tout ce qui les blessait : « sale Pieds-Noirs, retourne dans ton pays faire suer le burnous, colonialiste,… », et j’en passe.

Cela faisait très mal, mais nos hommes restaient dignes en ne répondant pas aux menaces et aux provocations.

Qui avions-nous pour nous défendre ??? Personne et encore moins des armes, comme aujourd’hui … Nous savions que nous n’étions pas les bienvenus, mais nous serrions les dents.

Pour le grand rassemblement de juin à Uzès, nous étions dans l’obligation de faire appel à des sociétés de surveillance et de gardiennage. Mais nous maintenions tout ce qui faisait votre bonheur. Sans heurt.

Ces souvenirs, entre autres tout aussi douloureux par le racisme que nous avons subi, sont moindres comparés à la violence actuelle qui se termine par la mort de l’adversaire.

Il y a ces situations que nous avons surmontées mais qui sont toujours présentes… Par contre ce qui est difficile à accepter, ce sont les revirements, les prises de position, la mainmise de l’Algérie sur la politique de la France avec ses ressortissants.

Nous avons des négociateurs politiques qui semblent de bonne foi, mais l’on se rend compte qu’ils vont en Algérie en voyage touristique, reçus comme des nababs, par un gouvernement local qui haït tout ce qu’ils représentent : la France.

Faire du tourisme sur notre dos en reniant l’histoire, c’est nous enterrer sans cesse. C’est vrai l’Algérie est un beau pays. Enfin ! était un beau pays…

Chantage, menaces, dettes mémorielles (!!!), réclamation des archives de 132 ans de présence française, … pourquoi l’Algérie ne demande rien à la Turquie qui s’était installée de 1516 à 1830, avant que la France ne donne un nom à ce pays et surtout le construise?

Nos politiques attendent notre extinction pour mieux s’agenouiller

Quand auront-ils un comportement digne envers nous, et envers l’Histoire de France ? Là, c’est une autre histoire ! Où est la France ?

JOYEUSES PÂQUES à vous tous et bonne dégustation de mouna.